L’adoption..vaste sujet inspiré de Madame Pimpin

C’est en lisant le post de Madame Pimpin que l’envie d’écrire sur ce sujet est apparue.

Dame Pivoines est, comme toute Pmette  qui se respecte, dans le doute. « Serons-nous un jour du coté de ce qui sont sorties de la PMA victorieux? »

Ha, Dame Pivoines n’ose pas abandonner ses rêves de grandes familles. Ce sera trois enfants! Elle imagine chaque jour comment s’enchaîneront les trois grossesses. Oui, elle est chiante la Dame Pivoines, elle ne veut pas de grossesse gémellaire, de toute façon la gynécologue ne veut pas en entendre parler car Dame Pivoines fait de l’hypertension depuis peu. Et comme le lui a si bien dit la gynécologue « avec la poisse que vous avez, si vous avez une grossesse gémellaire les choses pourraient très mal se passer pour vous. Donc Non on ne prends pas de risques! Ce sera un embryon.  » Fin de la discussion.

Donc Dame Pivoines ne veut pas de grossesse gémellaire. Elle veut trois belles grossesses espacées de 6 à 9 mois. Ben, c’est que la Dame se dit qu’au rythme où elle va elle ne sera pas toute jeune lorsque son ventre fera des étincelles…

D’ailleurs c’est en pensant  au temps qui passe que Dame Pivoines se dit « et si ça ne marchait jamais? Une vie de couple sans enfant ça n’aucun sens pour moi. Dis mon chéri, et si ça ne marchait jamais? On ne sera peut-être jamais parents? » C’est toujours la gorge serrée qu’elle attend  une réponse miracle de Monsieur Pivoines. Monsieur Pivoines semble toujours confiant. Il dit toujours que les essaies ne sont pas terminés, qu’il y a plein d’espoir, que le matériel biologique des Pivoines est en très bon état, que c’est juste l’endométriose qui bloque et que ça va finir par marcher. Et que si ça ne marche pas, il s’en fout car les Pivoines seront quand même parents puisqu’ils ADOPTERONT. Il se dit qu’il faudrait commencer à jeter un œil sur la paperasse en la matière. Mais là, Dame Pivoines n’est plus du tout d’accord. Elle, elle n’est pas aussi sure que lui d’être capable d’aimer cet enfant, né d’une autre, comme le sien. Elle n’est pas sure d’avoir la force de se battre avec son entourage pour que l’enfant soit reconnu comme le sien et pas comme « son enfant adoptif ». En effet pour Dame Pivoines ce n’est pas du tout la même chose d’être toujours entrain de justifier d’avoir adopté et de dire qu’on a simplement un enfant. Relier en permanence l’enfant à l’adoption c’est pour elle lui retirer une part de sa maternité. C’est être une moitié de mère. Et non, ça elle ne veut pas , elle ne peut pas. Elle ne sait pas comment concilier transmission de ses propres valeurs avec conservation des valeurs d’origines de l’enfant. On lui change sa religion? Et son prénom? Même s’il est encore un bébé quand on l’adopte est ce vraiment normal de lui retirer son prénom? Celui qu’il a entendu à son premier cri? Mais si on ne peut rien transmettre pour respecter ce qu’il était avant de devenir notre enfant comment se sentir vraiment parents? Trop de question pour la petite tête (un peu stupide vous en conviendrez) dans la tête de Dame Pivoines car en réalité la seule question qu’elle devrait se poser c’est « l’aimerai-je comme mon propre enfant? »

Là est LA question!

Monsieur Pivoines l’écoute amoureusement et la rassure. Il est bizarrement convaincu qu’elle n’est pas aussi mauvaise qu’elle le dit. C’est quand même étrange tout ça pour Dame Pivoines.

Alors ils en parlent, ils se disent que leur dossier sera dur à faire passer car ils n’ont pas trop de sous. Que l’adoption c’est une PMA version hard car il faut prouver à la terre entière qu’on est digne d’être parents. Ils ne peuvent pas se permettre de déménager pour avoir une chambre supplémentaire alors que l’enfant n’est même pas là. Bah, oui ils vivent quand dans Paris, ville au loyer complètement craizy. Alors comment prouver aux assistantes qu’ils l’attendent vraiment avec impatience cet enfant et qu’il ne manquera de rien? Pfff

Donc ils verront plus tard pour le dossier. Il faut que Dame Pivoines fasse son deuil de l’enfant naturel, de la transmission des gênes (elle se dit parfois, même si c’est HORRIBLE et que Monsieur PIVOINES ne cédera jamais sur ce terrain et que la loi française l’interdit et qu’à l’origine – avant la PMA – elle était TOTALEMENT CONTRE AUSSI ET TROUVAIT CETTE PRATIQUE AUSSI BARBARE QUE LA PROSTITUTION, qu’une mère porteuse serait une solution), pour enfin avancer et devenir mère d’une manière ou d’une autre.

Alors l’adoption, vaste question et toujours pas de consensus pour les Pivoines.

Mais une chose est sure pour Dame Pivoines l’adoption ça ne doit pas être un second choix sinon l’enfant le sentira et alors là il vaut mieux économiser pour payer les 20 ans de psy!

Cette image est trop douloureuse, donc Dame Pivoines se dit qu’il vaut mieux ne pas en parler pour l’instant. Elle se donner encore le droit de ne pas y penser jusqu’à la fin de la FIV1 et début de la FIV2 (si FIV2 doit malheureusement avoir lieu). Soit 2 embryons et quelques poussières de piqûres de stimulations plus tard…

Et vous? Vous y pensez?

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13 réflexions sur “L’adoption..vaste sujet inspiré de Madame Pimpin

  1. Comme je l’ai dit chez madamepimpin, je ne pense pas que l’adoption soit un second choix. Un jour elle devient une evidence ou alors elle ne devient pas. Jusque maintenant l’adoption même si je n’etais pas contre ne faisait pas partie de mon parcours alors qu’aujourd’hui j’y pense énormément. D’ailleurs si cette fiv echoue je pense qu’on se lancera…pourtant j’ai encore 3 fiv devant moi…

  2. Coucou Dame Pivoine. Je crois qu’on y a toutes pensé a un moment ou a un autre. Au début c’était un moyen de le rassurer, je me disais que si rien ne marchait il y avait toujours l’adoption. J’ai voulu lire de choses sur le sujet. Et plus le temps passe, plus je m’en éloigne car je ne suis pas sûre que je sois faite pour ça, que j’en serais capable. Disons peut être que l’idée doit faire son chemin et que je ne dois pas forcer les choses. Mon mari lui, des le début je voulais pas l’envisager, et a l’inverse il y est plus ouvert aujourd’hui. Nous nous rejoindrons peut être…
    Bises.

    1. Little Wife,
      Je crois que la conclusion c’est qu’il ne faut surtout rien forcer car il s’agit bien de petit être dont il s’agit. Nous ne devons pas abandonner notre quête et ne pas nous sentir coupable de ne pas vouloir emprunter tel ou tel chemin.

      bises

  3. Coucou Dame Pivoine. Je crois qu’on y a toutes pensé a un moment ou a un autre. Au début c’était un moyen de le rassurer, je me disais que si rien ne marchait il y avait toujours l’adoption. J’ai voulu lire de choses sur le sujet. Et plus le temps passe, plus je m’en éloigne car je ne suis pas sûre que je sois faite pour ça, que j’en serais capable. Disons peut être que l’idée doit faire son chemin et que je ne dois pas forcer les choses. Mon mari lui, des le début ne voulait pas l’envisager, et a l’inverse il y est plus ouvert aujourd’hui. Nous nous rejoindrons peut être…
    Bises.

  4. Bonjour Dame Pivoine. Je viens de découvrir ton blog, ton histoire, les souffrances physiques et psychologiques que tu as enduré pour en arriver là. Je te trouve extrêmement courageuse d’avoir la force de continuer.
    Après 2 IAC négatives, 1 hospitalisation en juin et des arrêts maladie qui s’enchaînent, la PMA est mise de côté jusqu’en septembre ou octobre. Ca permet de réfléchir à l’adoption entre autres.
    Parce que ce n’est pas une solution « bis » mais une solution parmi d’autres pour avoir enfin un enfant à nous, tant désiré, et ceci sans avoir à vivre le mal physique.
    je continuerais à te lire pour savoir où tu en es.
    Tounette

    1. Merci Tounette de me lire. Je suis ravie de voir que mon histoire peut être partagé. Lorsque j’étais hospitalisé l’an dernier je ne rêvais que d’une chose : écrire. J’ai mis un temps fou à m’y mettre mais ça me fait un bien fou.

      Je comprends qu’étant dans la souffrance tu n’ais pas envie de penser à continuer la PMA en tout cas que tu aies le besoin impérieux d efaire une pause. Tu sais en octobre dans mpon lit j’arrêtais pas de dire à tous les docs de PMA qui passaient me voir pour parler de la suite, que je ne voulais pas en parler. Je leur ai dit de me laisser tranquille. Que je prendrai surement une bonne année pout réfléchir à tout ça. Et pour la première fois j’ai vraiment réussi à faire une pause avec la PMA. J’en ai profiter pour reprendre des forces et vivre pour moi. J’ai bu, fais la fête,n du shopping, des sorties. J’ai le sentiment de revivre. Après 6 mois m’envie de me remettre en selle est revenu progressivement. J’ai changé de centre et ça nous a pris trois pour réussir à passer à l’étape réimplantation. Mais depuis cette expérience je me sens plus détaché. Alors prends le temps que ton corps et ton esprit te demanderont pour te reconstruire. Libéré toi de la PMA. Je suis sure qu’après tout ira bien.
      Je vais te suivre aussi et n’hésites pas à m’écrire sur le blog.
      bises

  5. Vaste sujet qu’est l’adoption, comme le dit Little Wife, je crois qu’on y a toutes penser à un moment.
    Pendant un moment j’y pensais, de plus en plus, nous en avons parlé avec mon Bichon, il en ai ressorti que lui aimerai si nous rentrions dans les critères, mais moi j’ai du mal. Je ne me sens pas prête à faire le dueil de grossesse, mais que notre enfant n’ai pas les même gènes cela ne me fais rien, pour moi les liens du coeur priment bien plus que les liens du sang. J’ai lu pas mal de livres concernant l’adoption, témoingnages d’adultes qui ont été adoptés étant enfant, parents qui ont adoptés.
    Pour le moment je ne me sens pas prête à emprumpter un nouveau chemin semé d’embuches sans avoir la garantie d’êtres parents, puis nous ne rentrons pas dans les critères et c’est ce qui me rebute. Rien est sûr, je ne suis pas « fermée » à l’adoption, pour le moment ce n’est juste, pas d’actualité.
    A bientot

    1. Je crois que tu as bien résumé l’affaire « il faut que ça soit d’actualité dans nos cœurs et nos esprits pour pouvoir mener cette bataille ».
      Courage pour ta bataille du moment!
      La vie n’est qu’éternelle bataille finalement 🙂

      1. Merci 😉
        Tu as raison : la vie n’est qu’éternelle bataille.
        J’ai espoir que le chemin nous mènera vers la parentalité.

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