« Je vais bien, merci! »

C’est une question innocente de Zelda qui m’a donné envie d’écrire. Zelda a juste demandé si j’allais bien. En lisant ses mots, mon cœur se serrait, mes yeux s’emplissait et ma tête bouillonnait. J’ai eu envie de dire « je vais bien, merci » mais ensuite j’ai ressenti ça comme une trahison faite à moi-même.

Je me suis souvenue de la nuit dernière, de cette phrase (merde j’ai envie de pleurer sauf que là je ne peux pas) que j’ai dite à Sir Pivoine, des larmes qui ont coulé sur mon visage et que j’ai dissimulé en allant me coucher la première.

Ça a commencé lorsque Sir, à 23h, s’est inquiété de savoir si je pouvais prendre ma pilule à des heures différentes tous les soirs. Sa question m’a d’abord fait sourire voire même un peu rire. Et puis, je lui ai dit que j’en  savais fichtre rien, que je connaissais mal  Minidril car ce n’était pas ma pilule d’avant, et que je m’en fichais d’en mon cas. Après tout, je risque pas de tomber enceinte parce que j’avais mal pris ma pilule!!! Gros LOL dans ma tête!

J’ai dit à Sir :  » ça doit être quand même grisant de savoir qu’on peut donner la vie quand on le veut? ». Je pensais à ses femmes qui s’étaient battues pour que la pilule soit un droit pour toutes les femmes, pour que les femmes puissent choisir quand et avec qui elles allaient avoir des enfants. Et je me suis sentie exclus de ce combat. J’avais envie de crier « inutile Mesdames de vous battre pour Dame Pivoine! Elle ne peut pas décider du « quand » ni du « avec qui ».  En plus le « avec qui » était  un peu faussé parce que si elle décide de changer de mec ça ne changera pas sa situation elle ne pourra toujours pas décider! . Attention, j’aime Sir et c’est avec lui que je veux avoir mes enfants. Mais quand même, la PMA m’a enlevé ce sentiment de liberté que j’avais avant. Je n’arrive pas à l’expliquer ici mais je suis sure que vous le comprenez.

Je vais bien, merci!

Sir Pivoine, me dit d’une voix douce « oui, nous on a pas ce luxe ». J’ai vu rouge! Non ce n’est pas « nous ». Dans cette histoire il n’y a que « moi, moi Pivoine, moi Dame Pivoine ». Dans cette exclusion il n’y a que Dame Pivoine « toi, le dis-je, tu peux coucher avec la première femme normalement constituée et lui faire un enfant si tu veux! Alors ne dit pas NOUS. Il n’y a pas de NOUS qui tienne dans cette histoire! »

J’ai réalisé alors que « Non, je ne vais pas bien! »

Suis-je condamnée à me sentir à moitié libre, à moitié maître de mon corps, et pour  toute ma chienne de vie? Surement que la réponse et oui, surement que si un jour la PMA m’aide à devenir mère, je ne pourrais pas m’empêcher de me dire que cette pilule que je prends n’a pas d’autres sens que celui de m’éviter des règles douloureuses dues à l’endométriose. J’aurais toujours l’impression de voler la liberté des autres femmes…moi je ne suis pas libre!

Alors merci encore pour la question Zelda, elle m’aura libérée d’un poids que je feintais de ne pas voir. C’est écrit et c’est dit. Mes larmes ont coulé mais pour le meilleur.

J’espère tenir le cap jusqu’à la stimulation.

J’espère avoir la force d’encaisser l’échec si tel est encore le cas.

J’espère savourer l’heureux événement que je me passe en boucle tous les matins sur mon trajet « maison-boulot ».

J’espère tellement de belles choses pour nous toutes qui attendons mais aussi pour toutes celles qui sont en routes.

J’espère un bonheur partagé et commun.

J’espère une fin heureuse comme dans les guimauves du dimanche après-midi.

Je vais mieux, merci!

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50 réflexions sur “« Je vais bien, merci! »

  1. C’est vrai qu’avec tout ce parcours, on n’a pas toujours l’occasion de se demander comment on va, et c’est parfois difficile d’exprimer ce ressenti. Etant aussi la « fautive », je comprends et ai eu cette discussion plusieurs fois avec mon homme. Pour lui, l’infertilité c’est un truc de couple, il ne veut pas d’autre femme, jamais (même si il faut jamais dire jamais) et du coup souffre autant que moi de notre infertilité. Je pense que je serais aussi malheureuse si le souci venait de lui, ça ne change rien au final. C’est juste pour moi une blessure de mon égo de ne pas pouvoir donner la vie naturellement, en temps que femme, on se sent incomplète ou pire inutile. Quand je dis ça à mon Choubidou ça le rend dingue.
    Bref, je comprends, tant mieux si mettre des mots sur tout cela t’aide, mais n’oublie pas que ton homme souffre probablement autant de la situation, comment vivrais tu les choses si la situation était inversée? Bisous Pivoine!

    1. Merci Kangourou pour ton témoignage. Je suis totalement d’accord avec toi, nos hommes souffrent autant que nous de la situation. Ca je ne le nie pas. Mais la liberté me semble quand même plus grande pour eux. A l’inverse, je sais (car au tout début le premier spermo étant faussé par une maladie que Sir était entrain de développer ses résultats n’étaient pas terribles. On cru que c’était lui le problème puis « ouff » on a découvert qu’il était parfait et que c’était moi le problème. Donc je sais ce que ça fait d’être de l’autre coté.) Donc à l’inverse, disais-je, j’aurais aussi ressenti l’infertilité de l’autre comme étant la mienne. Parce que quand il souffre, je souffre et ce n’est pas qu’une image. Mais je n’oublierai jamais ce que m’a dit son urologue lorsque on est allé faire un contrôle approfondi. Au lieu de nous expliquer que ses résultats étaient au début mauvais parce qu’il était malade et que même rhume peut brouiller les résultats, il m’a dit « madame, votre mari est parfait! Si demain il décide de faire une virée sur l’ile de la tentation il est sur de féconder toutes les femmes de l’île! ». Non seulement, j’avais trouvé ça d’une vulgarité absolue mais très humiliant pour moi parce qu’il avait en plus fini ses explications par « aller chercher de votre coté! Le problème vient surement de vous! »
      Et il AVAIT RAISON! Le problème c’est MOI et moi SEULE et tant mieux! A deux ça compliquerait encore plus les choses.
      bisous Miss Kangourou

      1. C’est pas possible de tenir des discours pareil quand on travaille avec des patients infertiles c’est horrible cet urologue ! ! Non mais sérieux tu m’étonnes que ça t’a marqué… C’est juste moche. Bisous à toi

  2. Je sentais que ce « Je vais bien merci » était aussi présent chez toi… on le dit si souvent, à contre coeur… et rares sont les personnes capable de percevoir la réalité. Une amie m’avait dit ( à la suite d’une photo postée sur facebook où derrière nos lunettes de soleil, nous affichions un grand sourire mon naume et moi) « c’est derrière les plus beaux sourires que se cache les plus grandes douleurs ». J’avais fondu en larmes, mais c’est si vrai… Puis tes mots pourraient être les miens, moi qui me dit toujours que je suis la fautive, qu’avec n’importe quelle autre, il aurait un bébé 9 mois plus tard, parce que chez lui tout va bien… la culpabilité est énorme, et pourtant le biologiste n’a cessé de me répéter que l’infertilité était un problème de couples. Je suis « heureuse » que ma question est libérée quelque chose chez toi, en espérant qu’elle n’ait pas été trop douloureuse. Je pensais à toi, et voulait avoir de tes nouvelles, nous qui nous cachons bien souvent derrière ce « paraître ». Nous sommes là pour faire tomber ce masque, dans cette jolie communauté de pmettes, nous pouvons être nous même et nous confiez sur nos réels ressentis, doutes, et émotions.
    Je t’embrasse fort ♡♡

  3. Moi aussi je m’en veux … C’est moi la petite jeune avec des ovaires de grand mère …. C’est moi qui nous oblige a attendre ce bébé, à partir à l’étranger à dépenser de l’argent que nous aurions pu utiliser différemment, c’est moi qui l’oblige à passer lui aussi des exams, c’est moi qui suis à l’origine de tout ça …. Mais j’ai compris que l’on était tous les 2, une équipe, une vraie TEAM ! Aujourd’hui c’est moi la faible, il me soutient, demain ce sera peut être l’inverse. Et je me dis que ça ré-équilibre les choses, il donne une graine, je la porte, on est à 50/50 du travail et du partage des tâches 🙂 je t’embrasse surtout ne pas culpabiliser « , la vie est ainsi faites !

    1. j’aime cet état d’esprit de TEAM dont j’ai parlé dans mon 1er article (du nouveau blog), c’est pour ça que je l’ai inclu dans mon pseudo ♡ 🙂

    2. Merci monpetitoeuf!
      Tu as raison, il ne faut pas culpabiliser mais c’est pas toujours évident. Nous,les pmettes, nous en sommes toutes là, malheuureusement…
      A très vite 😉

  4. Oh comme j’espère que tu l’auras cette fin heureuse .. Qu’on l’aura toutes … Mais tu sais ton combat c’est aussi celui de ton homme.
    Je te parle de l’autre coté de la barrière, moi c’est mon mari « le probleme » et pourtant je sens infertile/pma, je respire infertile/pma, je dors infertile/pma … Son combat c’est le mien, le nôtre. Ne sois pas trop dur avec toi meme … Courage Pivoine ! Bisous

  5. C’est un parcours tellement difficile qu’on a peur de lâcher si l’on reconnaît ses faiblesses. Et pourtant ! les reconnaître permet d’avancer, de s’adapter, de chercher une forme de sérénité dans ce combat. Ton homme est avec toi la dedans, il le vit totalement, tu n’es pas seule. Gros bisous

    1. C’est vrai que je ne suis pas seule dans la lutte. Je le suis dans ma perte de l’idée de la liberté. Dans les faits nous sommes deux mais dans l’idée je suis seule parce que demain il peut partir, demain je peux partir et au final c’est moi qui ne peut pas. Mais dans les faits, je sais que je ne suis pas seule. Notre amour nous aide à vivre cette guerre de la parentalité à deux.
      bises

    1. merci de ton soutien. Ca m’a fait juste du bien de dire ce qui me passe par la tête. Partager cette douleur me permet de constater qu’elle est normal dans ma situation, presque « seine » au vu de ma situation…
      bises

  6. En parlant de ce sentiment de perte de liberté, tu mets des mots sur un sentiment inavoué que j’ai depuis la découverte que je suis « l’infertile du couple ».

    – Ne pas avoir la liberté de choisir quand viendra bb1, de l’éventuel timing pour bb2 (faudrait s’y mettre tout de suite si on veut pas que cette foutue endomachin nous fasse à nouveau ch@er).
    – La perte de liberté pour moi dans le couple car si (et je ne l’envisage pas du tout, c’est vraiment un « si ») je devais me séparer de Biquet ça signifierait probablement renoncer à être mère un jour, la peur que lui ne puisse justement pas renoncer si la nulliparité pour toujours est la route que DNLP me réserve et s’en aille ailleurs car oui, lui il pourrait être père, mais avec une autre…
    – Au contraire, et si Biquet ne m’aimait plus mais ne me quittait pas à cause de la culpabilité face à mon désir d’enfant etc. etc.
    On est une équipe, mais face au combat contre l’infertilité, quoi qu’on puisse dire, on ne sera jamais une équipe équilibrée.

    Je serais aussi malheureuse si le problème venait de lui mais là il y a en plus ce sentiment de culpabilité, de solitude et de claustrophobie face à une situation où je ne contrôle absolument rien.

    Enfin, tout ça pour dire que je comprends et que je n’ai malheureusement pas la solution 😦

    Gros bisous

    1. Merci Biquette de partager un sentiment commun.
      Je te rejoins dans tout ce que tu dis.
      Il n’y a aucune solution. Il faut juste s’autoriser à l’écrire, à le dire pour vivre avec ces sentiments. Pour que la prison soit plus douce 🙂

      Des bisous

  7. J’espère que tu n’en veux pas à ton Sir d’avoir dit que vous n’avez pas ce luxe là. Car ici mon Barbu dirait pareil, pour eux je pense que l’origine de l’infertilité ne change rien, ils n’y pensent pas, ils ne se disent pas « tiens je vais aller faire un gosse ailleurs » ou « j’ai choisi la mauvaise ». De toute façon c’est l’amour qui nous a choisi et ça même DNLP n’y peut rien. C’est un nous qui essaie de faire un bébé, c’est un nous qui en souffre, c’est un nous qui attend. Laisse le partager le fardeau à tes côtés, même si biologiquement il n’a pas de souci. Pour ma part je n’ai jamais ressenti ce que tu dis ici, à part bien sûr cette haine et cette incompréhension contre ce corps qui ne fait pas son boulot mais ça a été comme une évidence dans ma tête que « peut importe qui c’est ». Il m’aime même avec mes ovaires Cotorep et ça ne changera pas.
    Lâche du lest sur ce point, porter ce fardeau à 2 et la souffrance qui va avec, c’est important. C’est trop pour une personne seule.
    Bises

    1. Merci Madame Hiberne pour ton soutien!
      J’aime beaucoup tes « ovaires cotorep » moi c’est un corps « cotorep ». Je vais essayer de lui laisser porter un bout de ce fardeau avec moi.;-)
      Et oui on a l’amour avec nous, heureusement!
      bisous

      1. Moi j’avais déjà un bout cotorep avant que s’y ajoutent les ovaires et déjà la il était exemplaire, me soutenant et m’acceptant comme je suis du coup peut être que ça m’a été plus facile de ne pas me culpabiliser pour l’infertilite…
        Quoi qu’il en soit l’amour est beau puissant et nous porte oh que oui!

  8. Bon, ben je pense que tout est dit, par toi et les filles, et que tu as tout dit ce que je ressens aussi. C’est pas un problème de ressentir la souffrance liée à cette non liberté de choisir « un enfant quand je veux ». C’est la vérité. C’est vrai et c’est douloureux. C’est vrai que toi seule est infertile (idem ici), et ce n’est pas un problème que de le dire, ça permet même de savoir contre quoi se battre et d’avancer… en revanche l’infertilité de votre couple est portée justement en couple… J’aurai beau m’en vouloir à moi-même ça ne me rendra pas plus fertile… Et tout comme toi, mon homme en ressent le poids tout autant, même s’il n’est pas concerné « directement » dans sa chair, il dit toujours « nous », je dis parfois « je » et parfois « nous ». cela dépend des jours, dépend des moments, dépend de si je vais bien… ou pas tant que ça. Parfois je dis aussi « mon corps [est infertile] » comme pour le distinguer de moi-même, souvent dans les moments où ce corps faillit à une tâche censée être si naturelle. Et puis la confiance d’être une équipe avec mon corps revient, la confiance d’être une team avec ma moitié aussi. Bref, j’espère que d’avoir couché ces maux te libère un peu de cette « prison »… Bises

    1. Merci de me comprendre et de partager. Je vois que je suis « normale ». Ce n’est pas mal ce que je ressens, c’est juste ce que je ressens. Et comme toi parfois j’accepte le « nous » et d’autres fois je préféré le « je ».
      Notre amour nous aide à porter l’autre quand il flanche. Mais parfois, malgré la main tendue on flanche. Je culpabilise mais je sais que il ne souhaite pas vivre autrement qu’avec moi alors je l’aime encore plus. Mais parfois la souffrance est juste mienne.
      Oui, écrire m’a un peu libéré. Je me sens plus légère depuis. C’est dingue non? Mon blog est devenu ma thérapie
      bisous

  9. Quel gros gland cet urologue !!!! Il mériterait de recevoir le manifeste de Bamp!!!! Sinon, merci pour ce post. Moi aussi j’ai déjà fondu en larmes en disant à chéri qu’avec une autre il serait probablement papa. Et moi aussi je dis plus souvent « je » que « nous »… Mais j’ai compris et je respecte le fait que chéri, comme il m’a dit, préfère une vie avec moi sans enfant qu’une vie sans moi avec des enfants. Bisous et contente que tu te sentes mieux.

  10. Quand on a commencé à s’inquiéter et consulter, j’étais en colère contre cette pilule qui avait masqué un pb, que j’avais ptet pris pr rien, qui ne signifiait plus cette liberté…une expo sur le droit des femmes:colère car je m’en sentais tout d’un coup exclue..es confidences d’amies ayant avorté à cause d’un oubli…colère,injustice…moi ça faisait un an que je l’avais jetée…bref je comprend ta colère et ce sentiment de perte de controle, d’exclusion..encore aujourd’hui à qques semaines de grossesse la colère est tjrs là qd j’entends des reflexions débiles ou des C1 ! Gros bisous!

  11. Je te comprends mais je me rends compte aussi que je n’ai jamais ressenti tout ça. Sûrement parce que j’ai une culpabilité ailleurs : celle d’avoir commencé « trop tard » les essais bébé… Mais l’homme n’était pas prêt, moi, pas prête à le quitter… Je me suis longtemps dit que c’était de notre faute, trop âgés. Trop tardé. Mais remuer toutes ces choses ne sert à rien finalement. Le parcours pma est dur aussi pour ça : pour toutes ces pensées qui nous secouent, nous blessent. Si tu vas mieux, tant mieux. Mais on te sent fragile quand même en ce moment. bon courage belle petite pivoine

    1. Merci mon petit trésor! Merci de t’inquiéter pour moi. Oui je suis fragile mais j’espère redevenir forte pour affronter la FIV. L’âge en FIV ça veut pas dire grand chose selon moi. Mais nous avons toute notre fardeau à porter malheureusement. J’ai arrêté la pilule à 27 ans…je vais en avoir 32 dans quelques semaines….
      bisous

  12. Pour ma part tout comme Mon petit trésor j’ai culpabilisé d’avoir commencé les essais BB si tard mais c’est la vie et on ne peut malheureusement pas revenir en arrière. Dans notre couple il y a un problème des 2 côté on culpabilise donc ensemble. En tout cas je te souhaite le meilleur et t’envoie pleins d’ondes positives.

  13. C’est dur ça ma Pivoine. Chez nous on est partageurs mais le pb est plus ciblé chez Monsieur Pimpin quand même. Te lire me montre tout ce qu’il me cache probablement parfois tant bien que mal. Je l’en aime d’autant plus… C’est un travail d’équipe tout ça. Y a pas d’autre coupable que cette chiasse de DNLP. Bisous ma belle.

  14. Cette culpabilité est atroce. Mais l’amour de notre homme est décuplé.
    Je vais te dire les paroles de mon homme quand je suis en mode culpabilité : « non, tu n’es pas coupable, tu n’as rien à te reprocher, ce n’est pas tes actions qui engendre tes problèmes de fertilité, tu ne peux pas lutter contre ton corps. »
    Moi ça m’aide de l’entendre me dire ces paroles, j’espère que cela t’aura aidé aussi : tu n’y peux rien, au contraire tu subit des tas d’examens lourds, tu es forte, très forte.
    Je t’embrasse fort.

    1. Merci Marinette,
      Merci pour ces phrase qui me touchent et m’aident à prendre un peu de recul
      J’espère que tu vas bien et que la grossesse se passe sereinement.
      bises

  15. Je crois que la PMA qui est si dure à vivre nous fait nous sentir coupable pour répondre au sentiment profond d’injustice que l’on éprouve. Et ce quelle que soit la cause médicale détectée.
    Nous avons connu les 2 cas. Au départ c’est mon homme qui a été pointé du doigt par la gynéco de la PMA « Mr, vous ne saurez jamais rendre votre femme enceinte. il va falloir qu’on le fasse pour vous ». Il a fait une dépression carabinée suite à cette annonce. Pour compenser j’ai voulu porter toute seule le fardeau PMA. Ca a été un calvaire! pour tous les deux, mais la douleur nous rendait incapable d’en parler ensemble.
    De mon côté, j’ai tenté d’adoucir cette période en m’entourant d’un acupuncteur et une ostéopathe (qui soignaient le corps et très souvent la tête). Coup de chance la 2ième FIV a été la bonne. Nous avons plané de bonheur pendant quelques mois. Mais je me souviens qu’à la maternité, je pensais déjà à la nécessité de reprendre les armes pour le 2ième, tellement cela me stressait.
    Lorsque nous avons repris les essais BB, je me suis rendue compte que mes règles avaient quasiment disparu. Les médecins de la PMA n’ont pas voulu considérer cet élément nouveau, puisque à leurs yeux mes ovaires étaient parfaits. Il a fallu 1 FIV et 6TEC pour arriver à leur faire reconnaitre que mon endomètre n’arrivait plus à épaissir et que je n’étais plus capable d’accrocher les embryons. Moi je portais la culpabilité de gâcher des embryons, et je me renfermais sur moi même. Comme je n’arrivais pas à avoir de « remède » satisfaisant du côté des médecins, j’ai exploré la blogosphère à la recherche de toute idée qui pourrait aider.
    C’est la souffrance de mon homme devant mon état, la menace de tout arrêter et la peur de le perdre qui m’ont fait prendre conscience que la culpabilité me dévorait de l’intérieur. J’ai recommencé le sport, on a recommencé à « vivre » et je suis sortie de mon isolement. Nous avons recommencé les traitements ensemble, et alors qu’on envisageait de faire une très grande pause PMA pour respirer, un embryon a eu la bonne idée de réussir à s’accrocher!!
    Courage à toi, ne te laisse pas enfermer dans ta douleur, et je crois les doigts pour cette FIV.
    Caroline

  16. quand j’ai appris mon insuffisance ovarienne avec mon AMH toute pourrite ca a ete la fin monde ..je me sentais coupable. Quand j’ai appris que mon homme avait aussi un probleme une tératospermie severe je sais c’est nulle de dire ca mais je me senatis moins seule et je pense que du coup c’est moins dure a vivre car on est les deux en causes .mais tu n’as pas a te sentir coupable!!!
    plein de courage et de bises

  17. Je te comprend bien pivoine, moi aussi je lui ai déjà sorti que c’est moi le problème et pas lui (du coup par moment ça me rend dingue) et que je m’en veux de lui imposer ça alors que si il était avec une autre femme il n’aurait pas ce problème. Tu vois je me dis que le fait que nos hommes restent avec nous, nous soutiennent tant bien que mal, c’est vraiment la preuve d’amour… Vivre avec une infertile qui en plus se plains de douleurs d’endo c’est quand même pas le top !!! On a toutes des coups de blues et c’est vraiment pas facile à gérer.. Mais un jour on y arrivera enfin !!!! 🙂

    1. Pourvu que tu ais raison…et vite 😉
      Ca m’obsède en ce moment!
      Je fais des rêves qui mélangent stress au boulot et PMA. C’est de pire en pire, hier tout Paris brûler, je devais fuir et la seule chose qui m’obsédait c’était de bien prendre tous les médocs pour la stimu, de les foutres dans un sac isotherme et ne pas oublier le 100%, les ordonnances. Mais entre temps Paris était en feu. Alors comment je comptais poursuivre la PMA si tout le monde devait fuir? Je sais pas, je sais juste qu’il n’était pas question que je stoppe mon traitement…Je suis folle…

      1. Non ca t’obsède et c’est normal. Tu sais la nuit du transfert (alors que tout s’est très bien passé). J’ai rêvé que mes ovocytes avaient été fécondé avec le sperme d’un inconnu (tu vois la folle c’est moi)!!! C’est vraiment dur à supporter tout ça ! Mais faut essayer de positiver malgré que ça reste bien difficile. Bon courage à toi pivoine 🙂

  18. Coucou Pivoine, ton message m’a beaucoup émue… Oui il est souvent difficile d’admettre qu’on ne va pas bien, qu’on a beau se battre, on déguste quand même sévère… Je comprends aussi ta réaction face à Sir Pivoine, la culpabilité de ne pas donner la vie (même si dans notre cas on ne sait trop encore chez qui ça cloche), mais je pense que le principal est de réussir à parler de tout ça, de rester soudés au maximum. Quoi qu’il en soit, je suis heureuse que tu te sentes maintenant libérée de ce poids, prête pour la suite, et je te souhaite de tout cœur de monter dans le train au plus vite et de vivre une histoire pleine de guimauve rose à paillettes 😉 Bises à toi

  19. Quelle belle preuve d’amour de la part de nos hommes de rester avec nous même si on ne peut leur donner d’enfant (sans aide médicale ou pas du tout). Ca montre leur véritable amour pour nous je trouve ils auraient pu partir en courant, ils ne l’ont pas fait ! Cette épreuve m’aura au moins apporter cette belle preuve (et aussi montré que bah en fait je suis forte quand meme de subir tout ça et de tenir le coup malgré les coups de mou! 😉 )

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