Appel à témoignage: vos astuces survie entre deux traitements?

Salut tout le monde,

 

Voilà je me disais que ça serait bien que nous partagions nos trucs et  astuces « survie » entre deux tentatives. Comment vous faites pour faire passer le temps? Mais aussi comment vous faites pour rendre cette épreuve physiquement moins douloureuse? Un certain nombres d’entre nous ont des douleurs, le corps usé par les traitements, un sentiment d’être en permanence fatiguée.

Merci de bien vouloir partager vos différentes astuces.

 

Pour ma part c’est:

Ostéopathe me faire remettre le ventre et le dos en place .

Acupuncteur pour  détendre et aider la stimulation

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FIV 2 bis…

Lancée! 🙂

Hier, j’ai donc vu le Dr C. cet homme fait preuve d’une humanité déconcertante pour une pmette, il y a regardé mon IRM.. Il s’est replongé dans mon dossier. Il n’a pas dit un seul mot négatif. Waou! Ca me change de Dr. B. qui passait son temps à m’expliquer que « pfffff, Sir votre femme est pas facile! C’est pas évident de trouver comme faire, pfff! ça serait plus simple quand même de faire une don ou d’envisager l’adoption. etc. »

Pendant ce temps là je regardais la tortue offerte il y a de cela des années. Je retenais mon souffle. J’avais prévu tout un speech pour contre-attaquer. Il fallait que je lui disais que j’arrivais au bout, que je ne savais plus où aller piocher de la ressource pour supporter un énième report de la FIV. Que voir mes copines avoir leur bébé alors qu’il y a 3 ans elles n’y pensaient même pas ça devenait vraiment difficile.

J’avais prévenu Sir, « si la nouvelle est mauvaise comme je le crois, je démissionne et je quitte Paris. Je peux plus continuer à avoir la même vie. Si tu veux me suivre j’en serai ravie mais je changerai de vie avec ou sans toi (dans ma tête je savais que Sir ne me lâcherait pas, il ne m’a jamais lâché. Je voulais juste qu’il sache que je ne rigolais pas.)…Sir commence à stresser et moi je continuer à fixer cette tortue. Elle est plus petite que dans mon souvenir.

Le Doc nous parle à nouveau, j’entends sa voix mais comme si il était loin. Je me recentre quand je comprends qu’il dit « bon, alors vous êtes prêts à repartir pour une FIV maintenant? ». Moi, toute abasourdie, « euh, bah oui si vous voulez bien. C’est à dire que j’avais prévu d’entendre l’inverse. Mais si vous voulez bien nous sommes prêts. » Ma réaction, un peu idiote, l’a fait sourire. On s’est mis à parler de calendrier, de disponibilité, de protocole. Je sentais que je n’étais pas bien présente donc j’ai fait confiance à Sir pour qu’il mémorise toutes les infos. J’ai quand même réussi à demander ce qu’étaient les kystes de 6 cm puisqu’il me parlait de Kyste de moins de 3 cm. En réalité, les kystes de 6 cm ne sont pas sur les ovaires mais ailleurs dans mon ventre. C’est du sang qui est stocké (au cas où, lol!) à chaque règles et qui partira lorsque je serai sur une longue période sans règles. Une grossesse par exemple?! Bref, j’avais rien compris aux explications du médecin qui m’a fait l’IRM. S’agissant des kystes sur les ovaires ils sont petits donc pas besoin de les ponctionner (pour le moment).

Alors le protocole de cette FIV2 bis (la FIV 2 ayant avorté en quelque jours pour cause d’hyperstim):

-continuer le Lutényl encore 7 jours, et les vitamines

-arrêter le lutényl le temps d’une journée,

-le lendemain débuter pendant 5 jours l’ORGALUTRAN (une première pour moi) pour poursuivre la phase de repos,

-pds de contrôle de la phase repos début juin,

-rdv avec Dr C. le 4 juin pour écho et indication du dosage de Ménopur,

-et voir comment ça se passe…si tout va bien  on déclenche au décapeptyl, on ponctionne. Si tout va bien on transfert. Mais si hyperstim et qu’on arrive à aller jusqu’à la ponction, alors on déclenche au décapeptyl pour contrôler l’hyperstim puis on ponctionne puis on congèle les embryons, et 15 après l’arrivée des règles on transfert…

Mais tout ça on verra au fur et à mesure….Etape par étape!

Je ne réalise pas, je n’arrive même pas à me réjouir. J’en ai pas dormi de la nuit. ce matin j’ai pris tous les rdv obligatoires (anesthésiste, biologiste) reste à booker les rdv de confort (acupuncteur et osthéo de l’utérus). Mais je me sens vidé par tant d’émotions contradictoires, je vais donc laisser passer le week-end pour établir un plan d’attaque.

 

Wait&See le déroulement du mois de juin.

Hier

Hier c’était les un an de mon blog. Déjà!!

J’ai l’impression de l’avoir toujours eu. Vous m’apportez tellement que j’avais juste envie de VOUS SOUHAITER un joyeux anniversaire. 

Un grand merci pour votre présence depuis un an.

Bisous

Translucide

Vivre lorsqu’on est mort! J’avais d’abord choisi un titre quelque peu lugubre. Mais fallait que je l’écrive et que tu vous le lisiez!

Il fallait que je dise en vrac:

Hier, j’ai pris un verre avec la seule amie (de la vraie vie) qui est en PMA et avec qui je pouvais partager cette souffrance. Elle m’a annoncé ses 6 semaines de grossesse…

Hier, j’ai réussi à être sincèrement heureuse pour ma copine, une de plus dans le train de parentalité et me revoilà seule sur cette route sans issue. C’est étrange mais dans la mort ce qui me fait le plus peur c’est de mourir seule…

Hier, je suis rentrée la gorge nouée mais fière d’avoir pu partager ce bonheur tant mérité après trois ans de galère pour eux.

Ce matin, j’ai pleuré seule dans ma salle de bain pendant que Sir dormait paisiblement. J’aurais voulu déchirer mon ventre, l’ouvrir pour le laver à l’eau de javel, Ok j’ai déjà eu une péritonite mais faut croire que ça n’a pas suffit! faire un truc pour qu’il revive. J’ai tiré la graisse pour voir si je pouvais ressentir quelque chose. Ouïe! Ça fait mal! Je suis vivante tout en étant morte. Étrange sensation.

Ce matin, j’ai re-compté le nombre d’année écoulé depuis ce désir d’enfants. J’ai compté dans ma tête puis avec mes doigts pour être sure. Les maths et moi ça fait 4!!! Le résultat n’a pas changé. Bah, oui les miracles en maths ça existe non? Cela fait bien 5 ans que nous pensons à cet enfant. Il devrait aller à la maternelle aujourd’hui si j’avais été normale. Mais je ne le suis pas…je suis infertile pour ne pas dire stérile!

La semaine dernière, nous avons eu notre première réunion d’information sur l’adoption. On est ressorti encore plus cassé qu’en PMA. L’adoption est un combat encore plus dur que la PMA. Je me suis sentie jugée. J’ai eu le sentiment que ma vision de ce que doit être la parentalité n’entrée pas dans les clous. J’ai compris une chose c’est que cette guerre là serait encore plus dure que celle que je mène avec la PMA et que j’avais encore moins de chance d’en ressortir avec un enfant. Peu d’enfant abandonné en France et heureusement mais beaucoup de parents sans enfants. Les nerfs de la guerre dans l’adoption: le sens du combat et l’argent!

Tout d’un coup, j’ai vu les années défiler. Et voilà, on arrive au bout de notre vie et elle est sans enfant. Et voilà, on est mort…avant même que le corps nous ait lâché. Voilà comment tout d’un coup mon existence est devenue translucide. Étrangement quand je traverse la rue j’ai peur de me faire écraser par un bus. C’est violant, je le sais. Mais ça m’a rendu fragile…encore plus.

Demain, un énième rdv pour parler de l’IRM et des mes kystes de 6 cm chacun qui ne permettent pas une stimulation. On va encore parler d’attente, de report de traitement, d’impossibilité d’opérer, de pilule, d’impossibilité de ponctionner les ovaires, d’inaccessibilité etc….

Demain, on va parler, encore et toujours….

 

Des chercheurs britanniques identifient une protéine de l’ovocyte qui permet la fécondation (L’express, Le parisien, 17/04/2014)

Source d’espoir pour beaucoup d’entre nous. L’espoir d’une meilleure sélection et d’un meilleur traitement.

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

L’Ovule : Une découverte capitale ?

Lorsque nous sommes dans un parcours de PMA, on se rend très vite compte que les connaissances actuelles de la science sont assez limitées. Les médecins sont souvent incapables de nous expliquer pourquoi nous sommes touchés par une ou plusieurs causes d’infertilité, de nous expliquer pourquoi les embryons n’ont pas évolué, de nous proposer des traitements qui règleraient le problème à la source etc …
On a parfois l’impression que les seules explications qu’ils ont à nous fournir sont la fatalité, la nature, le stress, « on ne sait pas » et surtout on a le sentiment qu’ils n’ont pas vraiment envie de rechercher les causes.
On se demande souvent si des équipes de recherche, quelque part dans le monde, travaillent sur ces sujets, on a parfois le sentiment d’être bien seuls …
Heureusement de temps en temps, des articles dans la presse nous permettent de constater que…

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