Un témoignage qui m’a fait pleurer…

Vous vous en doutez. Vous êtes surement dans le même questionnement si le miracle n’a pas eu lieu pour vous.

En ce moment, je m’interroge beaucoup sur comment vivre heureux sans enfant. C’est une vérité qui risque fortement d’être MA RÉALITÉ… Ce témoignage trouvé sur un autre blog m’a arraché le cœur…surement parce que ELLE c’est peut être MOI DEMAIN….

CORINNE « NOUS AVONS RÉINVENTÉ NOTRE COUPLE. MA FAMILLE, C’EST LUI »

En allant consulter, je m’étais préparée à une mauvaise nouvelle, mais pas à ce constat implacable : je ne serai jamais maman. « Ovaires trop abîmés », « glaire médiocre ». Les mots du médecin ont résonné en moi pendant longtemps. C’était le vocabulaire de l’échec. L’échec d’un couple, d’un corps, d’une féminité aussi. Au début j’en ai voulu à cet homme en blouse blanche qui m’avait asséné la nouvelle, puis à la terre entière. Et c’est surtout à Paul, mon mari, que j’ai fait payer ma souffrance. Un comble, alors que c’était moi la « coupable » ! Lui a encaissé la nouvelle et enduré mes crises pendant des mois. Je lui ai dit des horreurs. C’est lui qui a choisi de ne pas préciser à notre entourage qui de nous deux était stérile…

« Je voyais des poussettes partout. J’avais envie de ­voler les enfants, je devenais folle. Puis Paul m’a quittée. « Je ne veux plus, je ne peux plus, on n’y arrive plus », m’a-t-il répété avant de partir. Sans claquer la porte, sans que je ne réponde rien. J’ai compris que j’avais tout fait pour qu’il s’en aille. J’avais tellement peur qu’il m’abandonne pour une petite jeune, un ventre « fécond »… Je crois que j’ai eu aussi be­soin de me « victimiser ». Je n’étais pas digne d’être aimée.

« Seule sans enfants à 42 ans, j’ai vécu une sorte de crise d’adolescence. Je suis beaucoup sortie, j’ai eu pas mal d’amants, à qui j’annonçais très cyniquement qu’au moins, avec moi, la question de l’horloge biologique ne se poserait pas. Je ne risquais pas de leur faire un enfant dans le dos ! Bref, je remplissais ma vie de femme stérile par des relations stériles… Mais Paul me manquait. On me disait qu’il bossait comme un fou, qu’il avait maigri. Je pensais qu’on me préservait, m’attendant à chaque fois à ce qu’on m’annonce qu’il était de nouveau en couple, fou amoureux d’une trentenaire déjà enceinte ! Fina­lement c’est lui qui m’a rappelée. Il m’aimait toujours… Et moi, quand je l’ai retrouvé, j’ai compris que le pire était derrière nous et que le meilleur était à venir.

« On a eu tellement peur de se perdre qu’aujourd’hui on ­savoure tout ce qu’on peut partager ensemble. J’ai 44 ans et je suis heureuse. Nous ne ­serons jamais parents. Mais nous sommes des amants amoureux. Ma famille, c’est lui. Je le gâte, il me gâte… Quand nos amis achètent un break familial, nous, on opte pour une décapotable ! On ne se prive plus de rien, on s’offre des week-ends improvisés, des matinées sous la couette. Evidemment personne n’est dupe, nous sommes devenus trop dépendants l’un de l’autre… Et puis tout cet amour, ça ne remplace pas le bonheur d’avoir un enfant. Mais au fil du temps on apprend à multiplier les plaisirs, à s’en créer de nouveaux. Surtout, on savoure notre présent, nous qui avons tellement trop attendu de l’avenir… Nous savons désormais que nous sommes ­ensemble pour de vraies bonnes raisons. »

Publicités

15 réflexions sur “Un témoignage qui m’a fait pleurer…

  1. C’est vrai que c’est un témoignage très émouvant et elle met le doigt sur ce qui est une de mes craintes : la séparation. Je crois qu’un couple, même non confronté à l’infertilité, peut rencontrer des obstacles sur sa route mais je me dis souvent que l’infertilité et la PMA présentent comme injustice supplémentaire d’user ceux qui y sont confrontés. Pour ma part j’ai l’impression de faire chaque jour un travail sur moi pour ne pas devenir imbuvable aux yeux de mon mari, pour ne pas parler que de PMA etc… Et tous les jours j’essaie de profiter du moment car je ne veux pas réaliser plus tard que j’ai gâché des années de ma vie à me prendre la tête pour la PMA. Mais c’est dur, c’est épuisant de toujours devoir positiver, de toujours chercher à contrôler ses pensées…
    Des bises !

    1. Tu as raison c’est un combat du quotidien à mener en parallèle avec la Pma. Ta crainte de la séparation nous l’avons toutes plus ou moins. Mais en avoir conscience c’est un pas vers le bon comportement.

  2. « Surtout, on savoure notre présent, nous qui avons tellement trop attendu de l’avenir… Nous savons désormais que nous sommes ­ensemble pour de vraies bonnes raisons. »
    Roh lala c’est si vrai …
    La pma de notre coté nous aura rapproché on ne peut se croiser dans la maison sans se faire un calin sans se répéter sans cesse qu’on s’aime Cela aura au moins été le positif de la pma nous rapprocher encore plus .. en espérant que ça ne soit pas le seul élément positif

    Je pense fort à vous en ce moment …
    Et comme dit ma psy « il y a plusieurs formes de famille plusieurs façons d’assouvir son besoin maternel » … Je m’occupe de mes neveux et ma filleul comme une maman, des enfants de mes copines aussi mais cela ne suffit pas ….
    D’autres pistes comme on le disait l’adoption …

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s