Hôpital 

Voilà finalement j’ai refait une infection aux ovaires. Voilà 2j que je suis à l’hôpital. J’ai eu droit à une ponction cette après-midi et ça va mieux. 

Bon j’attends les nouveaux antibiotiques qui sont très fort paraît-il. Ça ne va pas être facile, je vais encore vomir mais après ça ira.

Souffrance 

Voilà plus d’un mois maintenant que je suis mère et en deuil. Je peux dire que j’ai passé tout le mois de janvier avec des douleurs atroces. Ca va mieux mais pas tant que ca. Je ne m’allimentais plus à cause des douleurs. J’ai perdu beaucoup de poids. Je n’étais déjà pas bien épaisse avant d’accoucher. Alors la combinaison perte de poids et douleurs ça donne une Pivoine très affaiblie.

Vous me direz l’avantage c’est que j’ai très peu eu l’énergie de pleurer mon fils. J’ai presque la pression que la mort de mon fils ne ne fait rien. Je suis une mère sans cœur, focalisée sur sa seule souffrance. 

Je suis épuisée d’avoir mal à mon corps. 

Le clou du spectacle: mes douleurs d’endométriose sont au plus haut alors même que je n’ai pas eu mon retour de couches. Je ne sais plus quoi faire. J’ai repris les antidouleurs mais jusqu’à quand ? Pour quelle vie? Je regarde une photo de moi à 2 ans sur mon cheval à bascule. Je l’aime beaucoup cette photo car elle reflète une époque heureuse de mon enfance. Et puis aujourd’hui en la regardant je me suis dit : » waou! Si seulement quelqu’un avait eu l’idée de me tué à ce moment là il m’aurait épargné tellement de souffrance dans ce monde ».

J’aimerais n’avoir jamais existé. Je ne me tuerai pas car cela correspond pas à ma vision de la vie. Mais je suis tellement fatiguée de vivre…

Je dois reprendre la Pma dans quelques semaines ( retour de couches puis sur cycle suivant) mais je suis tellement endolorie que je ne vois pas comment c’est possible. Je souffre tous les jours. Certains jours les cachets sont assez efficaces pour me donner l’illusion que je vais pouvoir remonter la pente et d’autres jours comme aujourd’hui la douleur reste sourde et je cesse de croire en la vie. Je n’arrive même pas à penser à mon fils. Mes larmes sont pour moi. Je me fais pitié à l’idée d’avoir des douleurs physiques jusqu’à la ménaupose. Je suis épuisée. Je ne sais même pas qui consulter à Paris sur l’endometriose. 

La grossesse ne m’a pas réparé… elle m’a achevé.