L’obsession, une vie sous obsession.

L’obsession, définition: idée répétitive et menaçante, s’imposant de façon incoercible à la conscience du sujet, bien que celui-ci en reconnaisse le caractère irrationnel.

Ce mot définit parfaitement mon état d’esprit depuis un certain nombre d’année maintenant. Je vis avec cette compagne de manière plus ou moins discrète en fonction des jours, des mois, des années et des événements.

J’ai cru au départ qu’avec le temps cette obsession se dissiperait mais il n’en fut rien. Bien au contraire, les choses ne font que s’aggraver. C’est une compagne collante. Mon entourage la connait bien mais il ne comprend pas toujours les raisons de sa présence à mes côtés. A dire vrai, moi non plus je ne comprends pas toujours pourquoi elle me suit ainsi,  sans relâche. Je feins souvent la séparation en publique, histoire de me redonner une vie sociale. Et pourtant même lorsqu’elle est invisible pour les autres, elle reste bien présente en moi.

Mon obsession vous la connaissez tous ici; le désir de grossesse et de parentalité. L’un n’allant pas vraiment sans l’autre dans mon esprit. Bien que je reste convaincue que je serai capable d’être parent sans avoir été enceinte. C’est juste que ce n’est pas le premier chemin que j’ai envie d’emprunter.

Cette obsession m’accompagne depuis tant d’années maintenant que je ne sais comment on vit sans elle. C’est une sorte de troisième jambe indispensable aux deux autres pour tenir debout, pour avancer.

Pourtant si j’ai eu envie d’écrire sur elle aujourd’hui c’est bien parce que je sens qu’avec elle à mes côtés ce n’est pas la vraie vie. Je sens qu’avec elle, je ne suis pas réellement dans notre monde. J’enrage, je brûle à petit feu, je meurs chaque jours un peu plus, je m’abandonne toujours un peu plus à elle pour un jour disparaître en elle.

Mon conscient m’implore de réagir, de le sauver, de la quitter. Mais rien n’y fait, où que j’aille elle avec moi, elle est en moi, mon obsession.

Je crève la gueule ouverte, les tripes à l’air pour elle.

Mais comment vivre autrement et sans elle?

Je cherche encore, je souffre toujours…

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16 réflexions sur “L’obsession, une vie sous obsession.

  1. Nos histoires ne se ressemblent pas vraiment et pourtant je pourrais écrire les mêmes mots tant mes sentiments sont si proches des vôtres. Un vide immense, une incapacité à profiter des vacances car elles sont censées être synonyme de bonheur et de légèreté alors qu’il n’en est rien dans ma tête… et cette meme obsession qui me ronge. Je travaille dur pour qu’elle me lâche, qu’elle me permette de profiter, que je puisse de nouveau donner du sens à ma vie… mais elle est tellement tenace, sournoise…
    Simplement, vous ne pouvez imaginer à quel point je vous comprends…

  2. Que dire… mon histoire est moins douloureuse, moins escarpée mais je comprends pourtant chacun de tes mots… quand notre souffle est suspendu à l’arrivée d’un enfant. À notre nez plongé dans un petit cou. Le
    Temps passe et on avance plus, au point d’avoir meme l’impression de faire Marche arrière. On se perd, on abandonne tous les autres rêves que l’on avait et des parties de nous meme, comme notre insouciance… on fait le vide, dans notre entourage, dans nos émotions, dans notre coeur. Pour moins souffrir…
    cest si dur ma douce Pivoine… je suis de tout coeur avec toi ❤️

  3. Comme je te comprends. Cette obsession qui se transforme par moment en douleur immense, elle fait partie de moi, pratiquement elle est moi.
    J’espère pour chacune d’entre nous qu’elle sera un jour assouvie par de jolie bambin.
    Tendre bise 💋

  4. Je n’ai pas vécu le niveau de souffrance que tu as vécu mais je comprends mot pour mot. C’est une obsession qui nous colle. S’en séparer reviendrai à accepter et on ne veut pas accepter. Le seul moyen de tuer cette obsession c’est de lui donner tort. J’espère qu’on lui donnera toutes tort. Je t’embrasse Pivoine

  5. Mon histoire n’est pas la tienne, mais moi aussi je te comprends – aujourd’hui j’ai le bonheur d’être dans un autre monde, mais j’ai passé tant d’années avec cette obsession qui m’accompagnait partout et tout le temps, qui enlevait de la saveur à tout le reste. Et je n’ai pas d’antidote, autre que l’espoir de voir le rêve se réaliser enfin. Je te souhaite sincèrement que cet espoir devienne réalité sous peu.
    ❤ ❤

  6. Je crois que dans le fond, le seul moyen pour que cette compagne indésirable te laisse tranquille, c’est l’acceptation. Le jour où tu seras dans l’acceptation, elle ne te poursuivra plus avec autant d’insistance. Mais alors comment accepter l’inacceptable ? Je n’ai pas de recette mais je crois surtout qu’il ne faut pas culpabiliser d’accepter. Accepter n’est pas renoncer… Mais c’est juste reprendre les rênes de sa vie… Ça ne se fait pas du jour au lendemain mais je t’assure que c’est possible. Je te souhaite du fond du coeur d’y parvenir. Plein de bisous. 😘

  7. Je rejoins les propos de Julys, accepter ce qui nous arrive, cette réalité si difficile mais qui est la nôtre… Petit à petit, un pas après l’autre. Je pense souvent à toi Pivoine, je t’embrasse fort ❤

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